09/08/2007

2ème au NORSEMAN

posté à 08h15

Pour les plus courageux, ci-après le récit de ma course :

2.15 am : Lever (soit environ 3h de sommeil), petit dej au gâteau Physioperf.
3.00 am : Rdv au mini port d Eidfjord pour l’embarquement. Nous sommes déjà tous
en combinaison !
3.30 am : Départ du bateau pour la zone natation 15 km plus loin ; environ 1h de trajet. On passe le temps à discuter entre français avec Stéphane, Dominique, Jean Michel et Marina.
4.50 am : Ouverture du pont arrière pour laisser les triathlètes se jeter à l’eau
(environ 3 m de hauteur). Il fait quasiment jour. Pour les moins courageux, il existe quand même la "chicken door" qui est à ras de l’eau! L’eau est a environ 15° mais personne
ne se plaindra du froid.
5.00 am : Départ, pas d’affolement, il y a de la place. Cette année : sortie de
l’eau à la Norvégienne i.e. autour d’un feu après environ 1300m. Je nage avec 2 autres gars, 2 autres sont partis devant.
5.41 am : Sortie de l’eau : 3ème , je me rends compte qu’il manquait qques mètres. A priori il y avait bien 3.8 km mais dans le sens du courant.
Transition sans précipitation pour revêtir une tenue vélo classique + manchettes.
5.45 am : C’est parti pour 200 km car le départ natation a été déplacé cette année ;
l’eau étant trop froide sur le parcours original.
Après 25 km de plat, on attaque la première partie montante d’environ 35 km où les pentes varient entre 5 et 8 %. Au sommet de cette grande bosse, je bascule 4ème. Premier
ravito par mon père en voiture suiveuse (qui sont autorisées, car ici pas de ravito de l’organisation sur la course) : 1 bidon, 2 barres, et un coupe vent.
J’attaque ensuite les 40 km sur le plateau à 1000 m d’alt, où il fait 8°. Le froid ne me permet pas d’appuyer en position aéro sur cette partie - 2 rouleurs me passent – j’ai hâte de retrouver des bosses. C’est chose faite au 110ème km environ. Trois montées vont se succéder, pour
arriver à la dernière difficulté, mais pas des moindres : la bosse d’Idmingfell. Je
monte tout en 39-23 correctement, mais le sommet arrive après un genre de long
faux plat où le vent de face est terrible, je suis « arrêté ». Les autres concurrents plus tard auront à se farcir en plus un brouillard très épais.
Enfin le sommet, je commence à saturer de cette partie cyclisme qui n’en finit
pas. Déjà 6 h de selle, les barres énergétiques ne passent plus. Je demande alors à mon père son sandwich au fromage qui me fera office de dernier ravito avant T2.
La dernière descente est pénible à cause du froid - je n’aurais pas du redonner mon coupe-vent !
12.35 am : Arrivée à la transition : 7ème après 6h51 de vélo (ma plus
grande sortie vélo !) à plus de 20 min de la tête. Je ne suis plus très motivé
par les places d’honneur, qui a priori se sont envolées pendant le vélo. Je
prends mon temps, plus de 4 min environ passé dans T2.
12.40 am : Je pars tranquille à pied pour assurer en me disant « on verra bien ». Après 8
km je reprends le 6ème , une place de reprise c’est bon pour le moral. Finalement les
sensations ne sont pas si mauvaises. Je rejoins le 5ème , puis le 4ème et même
le 3ème vers le 22ème km. Je me dis alors que j’ai bien fait de ne pas accrocher les meilleurs cyclistes. Ils ont tous l’air sec à présent !
2.30 pm : Après 25 km de plat, on quitte la route du bord de lac et on attaque les choses sérieuses : 17 km de montée qui commencent par du 10 % environ sur une route de
montagne. Apres 5 km de montée, on me dit que les 2 premiers devant marchent.
Le premier est à 9 min (trop loin) mais le deuxième à 2 min. Je continue à
courir lentement mais sûrement, et me voila deuxième : incroyable ! Mais il ne faut
pas se relâcher car, Ole Stougaard, le vainqueur de l’an dernier (9ème à Embrun en 2003), petit gabarit plutôt coureur, revient fort derrière.
On m’annonce aussi que l’accès à la montagne (ie les 5 derniers km dans un
sentier caillouteux de montagne) ne sera pas possible car les conditions se
sont fortement dégradées là-haut. En effet, à partir du 32ème km, le vent et la pluie font
leur apparition. Brouillard au sommet, on fera donc un demi tour au
36ème sur la route pour rejoindre l’arrivée de substitution. Sur la partie du demi-tour en descente je vois Ole, troisième, revenir fort ; je lâche alors tout ce qu’il me reste jusqu’à l’arrivée.
4.28 pm (temps course à pied : 3h48) : Je passe la ligne deuxième en 11h28 à 3 min 30s du
vainqueur : Du bonheur, de la satisfaction, .... mais quelques minutes plus tard je vais
vite m’allonger, je suis mal. Cinq heures après ( le temps de récupérer !), je rejoins le buffet d’après course en attendant l’arrivée des deux Draveillois Jean mi et Marina avec qui j’ai fait le déplacement en Norvège.


Le Norseman est, et restera un triathlon distance Ironman confidentiel (faible nombre de
participants : 200), du fait de la logistique des voitures suiveuses en particulier.
Les Norvégiens sont fiers, et ils peuvent l’être, d’avoir inventé cette course,
la plus dure au monde sur la distance, en tout cas en course à pied, c’est sûr !
Le Norseman n’attirera jamais des très bons triathlètes. Il n’y a pas de « prize
money », ni de lots pour les vainqueurs. Le premier comme le dernier reçoit la même récompense : son tee-shirt « finisher », qui prend ici toute sa valeur quand le
lendemain de la course, l’organisateur appelle un par un les finishers pour une
grande photo de famille où tout le monde porte fièrement son tee-shirt.

C’est une course à faire pour tout ceux qui veulent faire un IM "dur" ou se
lancer un défi et visiter la Norvège en même temps.
Un seul petit regret pour ma part : ne pas avoir fait, à cause de la météo, la
version originale de la course avec l’ascension de la montagne à 1800m pour finir.


 

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